Sidi Bel Abbès
Ils ont dressé une tente à l’entrée de la trémie
Les habitants du bidonville Lazari poursuivent leur protestation
Le mouvement de protestation des habitants du bidonville Lazari, à Sidi Amar, dans ville de Sidi Bel Abbès, sont à leur 4ème journée de révolte contre le mutisme des autorités locales à leurs doléances.
Les protestataires ont dressé une tente à l’entrée de la trémie menant au quartier Sidi Djilali. Ils y passent leurs jours et nuits, et ont créé depuis un vrai désordre dans la circulation et contraint les automobilistes à emprunter d’autres routes. La destruction du mur qui séparait leurs baraques d’un terrain, propriété d’une entreprise privée, a été la cause de leur révolte. Ils réclament l’attribution de logements sociaux locatifs, afin de les repêcher de la vie indécente qu’ils mènent depuis plusieurs années, en hiver leur quotidien devient insupportable. La situation a nécessité la mise en place d’un dispositif d’éléments de la police et de la protection civile pour intervenir en cas de tentative de suicide de la part des manifestants. Les familles continuent toujours à vivre dans des taudis construits en bois et tôles pour fuir, la cherté du loyer ou l’exigüité des lieux où elles habitent, et disent n’avoir pas eu la chance de bénéficier d’un logement social locatif ou rural, à l’instar de leurs autres voisins relogés il y a plusieurs années.
Elles ne supportent plus les menaces de la nature, en cet hiver, qui s’annonce difficile, d’ailleurs les dernières averses les ont contraints de passer leurs nuits, éveillées à cause des eaux qui ont inondé leurs baraques. En été, elles étouffent de chaleur et sont menacés par les rongeurs et les insectes, de plus l’insalubrité, qui se répercute sur la santé de nombre d’entre les résidents. Leurs doléances auprès du chef de daïra de Sidi Bel Abbès, n’ont pas aboutit, alors que leur situation se détériore de jour en jour. Les habitants sont sortis de leur silence pour obliger les autorités locales à prendre leur calvaire en considération. Fatima A

Mostaganem
Colloque national sur les applications d’économie
Nécessité d’appliquer de nouvelles approches économiques dans divers domaines
Les participants au premier colloque national sur les applications d’économie, organisé mardi à l’université «Abdelhamid Ibn Badis» de Mostaganem ont insisté sur la nécessité d’appliquer de nouvelles approches économiques dans les domaines de la santé, de l’énergie, de l’environnement et de l’emploi.
L’universitaire de Mostaganem, Youcef Benhamouda a jugé «plus que nécessaires» la coordination et l’intégration entre l’économie et les domaines de la santé, de l’environnement et du droit pour reconsidérer plusieurs questions soulevées, relevant du domaine scientifique, notamment pour ce qui est de la qualité des prestations sanitaires, de l’efficacité énergétique et du traitement des déchets spéciaux, entre autres. Pour sa part, l’universitaire de Béjaia, Dr Kindi Nabila a soutenu que les pouvoirs publics, notamment les services sanitaires doivent traiter en urgence le phénomène de tabagisme chez les adolescents et les enfants partant de ses effets néfastes sur la santé publique et du coût du traitement et des médicaments qui s’ensuit. L’étude présentée par cette chercheuse a montré un déséquilibre entre le texte législatif et la réalité du terrain, notamment en ce qui concerne la vente de tabacs aux enfants et aux adolescents, la publicité illégale pour ces produits, leur vente à proximité d’établissements scolaires et le manque d’information et de sensibilisation contre ce phénomène en milieu scolaire. L’universitaire de Mostaganem, Bakliti Boumediène a fait remarquer que les pouvoirs publics dans le cadre du traitement du chômage comptaient sur les dépenses publiques, au titre des programmes d’appui à la croissance, ce qui fait que les stratégies demeurent tributaires de la situation économique du pays, conjoncturels et improductifs de richesses se limitant au secteur public.

 

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