Sidi Bel Abbès
Les carrières d’agrégats irritent les habitants de Bordj Djaffar
Les habitants du village Bordj Djaffar, daïra de Sidi Ali Benyoub dans la wilaya de Sidi Bel Abbès, continuent toujours à vivre le désagrément des carrières d’agrégats. Leurs nombreuses requêtes n’ont pas fait agir les responsables, qui se sont succédé à la wilaya.  
Ces carrières d’agrégats en activité depuis des années, laissen dégager à longueur de la journée la poussière, ce qui pollue leur localité, et nui à leur état de santé, déplorent-ils. La majorité des habitants souffrent d’asthme, d’allergie et de maladies cutanées.
Le bruit des explosifs utilisés pour le canonnage des carrières, gênent leur sommeil et endommagent leurs habitations, et par ailleurs, les camions qui circulent à longueur de la journée, ne sont pas sans danger sur leur vie et celles des enfants. Les responsables qui se sont succédé, à la wilaya, n’ont pas pris en compte leur désagrément ni exigé aux exploitants des carrières le respect des règlements, les laissant souffrir.
Les villageois de Bordj Djaffar irrités par le silence des responsables locaux, ont, le lundi, investi la rue revendiquant une prise de décision pouvant régler de façon définitive le problème.
Fatima A

Chlef
Promotion de la lutte biologique pour la protection
des végétaux...alternative aux pesticides
La Station régionale de la protection des végétaux de Chlef aspire au développement de moyens de lutte propres contre les maladies et parasites nuisibles aux récoltes agricoles, parallèlement à l’incitation des agriculteurs à l’usage rationnel des pesticides.
«Nous avons réalisé une importante avancée dans ce domaine», s’est félicité le directeur de cet organisme, Boualem Mekhanek, citant, à titre indicatif, la mise au point de deux programmes de lutte contre les mineuses (parasites) des agrumes et de la tomate aux fins, a-t-il expliqué, de «réduire l’usage des pesticides et d’encourager les agriculteurs à exploiter des moyens propres et amis de l’environnement, tout en préservant la santé humaine».
Le responsable s’est réjoui du fait que les agriculteurs «soient de plus en plus convaincus de l’intérêt de l’usage de la lutte biologique pour leurs récoltes, comparativement aux pesticides».
Il a fait part, dans ce sens, de lâchers d’auxiliaires contre la mineuse de la tomate, réalisés dans nombre de serres de la région. Parallèlement à ces lâchers d’auxiliaires (organismes vivants considérés comme des prédateurs ou concurrents aux parasites nuisibles aux récoltes ou aux végétaux), M. Mekhanek a signalé l’organisation de campagnes d’information sur le bien fondé des méthodes de prévention et de traitement naturelles des végétaux et récoltes, outre la bonne préparation de la terre et la sélection de semences résistantes aux maladies.
Chaque année, la station de Chlef effectue un nombre de lâchers, a indiqué, de son côté, Ali Arrous, agronome chargé du développement du programme de lutte biologique, faisant cas pour cette année de 15 opérations, pour un lâcher global de 4000 auxiliaires contre la mineuse de la tomate, dans nombre de serres de la région.
Le lâcher de ces organismes, multipliés en grand nombre dans des bio-fabriques de la station de Chlef, est généralement effectué une fois par an, durant les mois d’avril et de mai, a-t-il informé, précisant que le programme en question a été axé, dans une première étape, sur deux types d’auxiliaires pour faire face aux mineuses des agrumes et de la tomate, considérées comme les maladies végétales les plus répandues dans la wilaya. Dans les prochains jours, il s’agira, a ajouté M. Arrous, de développer d’autres types d’auxiliaires pour lutter contre nombre de maladies végétales récemment apparues dans la région, à l’instar des coccinelles des agrumes, la mouche méditerranéenne des fruits et le ver de pomme.
A noter l’existence de trois méthodes de lutte biologique. La première représentée par la lutte biologique par l’utilisation des prédateurs, qui tuent leur proie pour satisfaire leurs besoins nutritifs, tandis que la deuxième méthode de lutte biologique utilise des parasitoïdes, soit des insectes entomophages qui, pour compléter leur cycle de vie, tuent leur hôte.
Quant à la 3eme méthode de lutte biologique, elle met a profit les bactéries, qui infectent les insectes par leur tube digestif, sans pour autant constituer un danger ni pour les végétaux, l’homme ou les animaux.


 

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