El Mohgoun
Retard flagrant dans la livraison des 1350 logements sociaux
Les postulants des 1350 logements socio-locatifs (LSL) d’El Mohgoun, déplorent le grand retard enregistré dans la réalisation de leur programme immobilier.
En effet, les demandeurs de logements sociaux de cette localité relevant de la tutelle administrative de la commune d’Arzew se disent indignés de voir le chantier de leurs logements, situé en face de l’hôpital Mohamed Seghir Nekkache (Ex-El Mohgoun) avancer à pas de tortue et le nombre d’ouvrier Asiatiques réduit au minimum. «Normalement, on devrait habiter l’année dernière 2018. Or, les travaux ne sont pas encore achevés et on ignore pourquoi», a déclaré l’un des postulants.
Pour rappel, le chantier immobilier des 1350 LSL avait été lancé en 2012 par le promoteur immobilier étatique-OPGI-, et ce, avec un coût approximatif de 4.050.000.000 DA en R+6 et des tours de 9 étages.
Le programme immobilier en question avait été mis sur pieds et entamé afin de combler le déficit de la commune d’Arzew en matière de logements socio locatifs, avec en prime l’affectation d’une partie des logements à la résorption de l’habitat précaire et des bidonvilles qui prolifèrent dans la ville d’Arzew, notamment, à la cité Ahmed Zabana. Actuellement, le chantier des 1350 LSL tourne avec quelques ouvriers asiatiques se comptant aux bouts des doigts.
D’un moment à un autre, il est fait appel à des sous-traitants nationaux, qui remplissent certaines tâches, notamment la peinture et l’électricité. Sinon, le gros du chantier connaît un grand retard de livraison, au grand dam des postulants.
Le nombre de demandeurs est évalué, indique-t-on, à plus de 13.500, alors que le programme immobilier concerné ne répond qu’à 1350 d’entre eux, qui attendent depuis des années de bénéficier d’un toit décent.
Par ailleurs, il est à souligner que les travaux sont estimés à seulement 45% au plus, sachant que les structures de l’ensemble des immeubles et des tours, ont été concrétisées et les travaux d’intérieur n’ont toujours pas été entamés dans la plupart de ces bâtisses. Un grand effort reste à réaliser donc pour finir, car avec le rythme actuel de l’avancement des travaux, le chantier durera éternellement.
Une source digne de foi, souligne que ce retard est dû essentiellement à un présumé problème de financement. La société indienne réalisatrice, ne voyant rien venir en matière d’encaissement des tranches, aurait préféré déplacer ses ouvriers et autres engins de travaux publics dans la wilaya de Mostaganem, plus animée et attirante en matière de projets de logements. Quand aux postulants d’Arzew, ils prennent leur mal en patience. Malchanceux, car ils n’ont pas une voix locale pour les défendre et les aider à réaliser leur rêve : celui d’habiter dans un logement neuf et décent.
Mokhtar Aribi

Jeux méditerranéens JM-2021
Une délégation du CIJM, aujourd’hui a El Bahia
Une délégation du Comité international des jeux méditerranéens
(CIJM), présidée par son secrétaire général, le grec Iakovos
Filippousis, entame jeudi une visite de trois jours à Oran dans le cadre du suivi des préparatifs de la ville pour accueillir les jeux méditerranéens (JM) de 2021,a indiqué mercredi le Comité local d’organisation de l’épreuve.
Le SG du CIJM, qui effectue son premier déplacement à Oran, et ses assistants, tiendront jeudi dans un hôtel de la capitale de l’Ouest, une réunion de travail avec les responsables locaux, à leur tête le wali, puis effectuera le lendemain une tournée au niveau des différents sites retenus pour les compétitions ainsi que l’hébergement des athlètes et leurs accompagnateurs lors de la 19e édition des JM, a-t-on précisé.
La délégation, qui devrait animer une conférence de presse samedi, dernier jour de sa visite à Oran, comptera dans sa composante des responsables de différentes commissions, a ajouté la même source.
Il s’agit de la troisième visite d’inspection effectuée par des émissaires du CIJM à Oran depuis novembre 2018. Les membres de cet organisme s’étaient déclarés, à l’issue des deux précédentes visites sur les lieux, satisfaits de l’évolution des préparatifs en vue de la prochaine édition des JM, a-t-on rappelé.
Un intérêt particulier est accordé par les pouvoirs publics pour le déroulement «dans les meilleures conditions» de la prochaine étape des JM, une compétition que le pays abrite pour la deuxième fois de son histoire après l’édition de 1975, avait assuré le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la ville, Kamal Beldjoud, nommé dernièrement président de la Commission interministérielle technique chargée du suivi des chantiers des nouvelles installations sportives à Oran.

 

tarif