Pour lutter contre le moustique tigre
Lâchers d’alevins de carpes dans les étangs artificiels
Considéré comme un larvicide de moustique biologique, la carpe est l’instrument idéal pour lutter contre les insectes piqueurs volants. A cet effet, et profitant de la fermeture des grands jardins d’Oran pour cause de confinement, la direction de l’environnement de la wilaya d’Oran DEWO, en collaboration avec l’association Marine et la commune d’Oran, vient d’opérer un lâchage d’alevins de carpe, un poisson d’eau douce de la famille des Cyprinidae, au niveau des grands étangs artificiels d’enjolivement situés dans les enceintes du jardin méditerranéen situé sur le prolongement du boulevard front de mer et jardin d’essai à Mdina Jdida.
Le but de ces opérations de lâcher de poissons carpe ont pour but, de lutter efficacement contre la prolifération des moustiques dans ces milieux humides, notamment le moustique tigre signalé dernièrement dans différents endroits où s’accumulent les eaux stagnantes, indiquent nos sources.
« C’est une méthode d’éradication des moustiques avec des procédés purement bio, sans porter atteinte aux milieux aquatiques artificiels qui renferment de la vie, notamment des larves de grenouilles, des vers, des canards comme c’est le cas du bassin du jardin d’essai et surtout des plantes aquatiques, ou hydrophytes dont la totalité du cycle biologique se réalise dans l’eau ou à sa surface et ne supportent pas l’exondation ou une contamination ou l’exposition aux produits chimiques ou aérosols» expliquent nos sources.
A noter que le lâcher dans les étangs des jardins de ce genre de poisson dépollueur d’eau douce et prédateur de moustiques et de leurs larves, sont prévus pour la dernière semaine du mois de mai caractérisée par des températures moyennes, ni chaudes ni froides, ce qui serait adéquat pour l’adaptation des petits poissons carpes dans leurs nouveaux milieux aquatiques, après avoir pris naissance et vécu dans les barrages. L’opération baptisée « Larvicide moustique biologique» qui coïncide avec la journée mondiale de la biodiversité, s’est déroulée en deux phases principales.
Il fallait d’abord recueillir ces petits poissons de carpes en quantités suffisantes et ensuite en second lieu, les implanter dans les différents étangs artificiels et naturels que compte la wilaya d’Oran », précisent nos sources. A la réouverture du jardin Méditerranéen et du jardin d’essai dans le futur proche, les visiteurs pourront admirer des jolis poissons dans leurs plans d’eau.
Aribi Mokhtar

C’est le troisième échouage depuis le début de l’année
Un autre cadavre de dauphin découvert prés de l’île plane
Le cadavre d’un dauphin en état de décomposition a été découvert par les membres de l’Association Écologique Marine Barbarous en fin de semaine. Selon les responsables, «le spécimen, un Tursiops Truncatus (grand dauphin) sub-juvénile qui mesure environ 280 cm a été vu dans la baie des andalouses non loin de l’île plane». «Le grand dauphin est sur la liste rouge des espèces menacées (UICN). Pour cela des études et des recherches plus approfondies doivent être entreprises afin de déterminer les raisons de ce phénomène», ajoute la même source. C’est le troisième échouage de dauphin signalé en l’espace de quelques jours. L’association « Barbarous «, en partenariat avec le laboratoire réseau de surveillance environnementale (LRSE) de l’université Oran1 LRSE, tente de créer une base de données sur les échouages enregistrées sur les côtes oranaises dans la perspective de lancer un réseau de surveillance dans les années à venir. L’Algérie est l’un des pays ayant ratifié l’Accord sur la conservation des cétacés de la mer noire, de la méditerranée et de la zone atlantique adjacente (ACCOBAMS). L’accord signé par 29 autres pays vise à réduire les menaces qui pèsent sur les cétacés par l’amélioration des connaissances sur ces mammifères. Pour rappel, le 11 mai, un dauphin commun (delphinus delphis) male, mesurant 192 cm pour un poids avoisinant les 100 kg s’est échoué sur la plage Madagh 1. L’animal a été délesté de son aileron dorsal ainsi que sa nageoire caudale et pectorale droite par des sections nettes probablement faites par une main humaine et une lésion ulcérée de 20 cm de diamètre au niveau caudal. Aussi en janvier dernier un globicéphale, une espèce de dauphin océanique, s’est échoué sur une plage rocheuse à Cap Blanc (Aïn El Kerma). Le cétacé, un jeune mâle d’une longueur de 7 mètres, dont la taille est nettement supérieure au dauphin commun, est rarement observé sur les côtes oranaises.
Ziad M

 

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