Eradication du commerce informel dans les pôles urbains
Des consignes strictes aux maires pour libérer les trottoirs
Le chef de l’exécutif de la wilaya d’Oran a instruit les nouvelles assemblées communales de prendre des mesures contre les activités commerciales illicites qui, en plus de leur impact négatif sur la voie publique, porte un sérieux coup au cadre de vie des citoyens.
Il y a lieu de noter dans ce cotexte, que les adeptes de ce type d’activité commerciales, qui se situent majoritairement dans les pôles urbains à forte densité de population, ne lésinent sur les moyens pour activer dans l’informel et l’anarchie la plus totale, profitant en cela du laxisme de certains exécutifs communaux.
Une situation qui est vigoureusement préjudiciable à l’économie locale et nationale. Aussi face à la prolifération et à la persistance de ce phénomène qui a afin par gangrener le tissu urbain de la quasi-totalité des villes et des villages de la wilaya, une directive vienne-t-elle d’être adressée par le wali d’Oran aux assemblées communales afin de recenser les espaces susceptibles d’accueillir les vendeurs ambulants et ceux qui exercent illicitement sur la voie publique. La majorité des commerçants squattant les trottoirs, de plus en plus nombreux, vont devoir se conformer à cette mesure longtemps négligée par les anciens élus. Il est à noter, toujours dans le même contexte que pour ce qui est des activités informelles, la wilaya a ordonné de procéder un recensement, pour être intégrés dans le circuit régulier et pour être délocalisés dans des espaces situés à proximité de leurs lieux actuels. Les services de la wilaya en coordination avec les services du Commerce se mobilisent pour lutter contre le commerce illicite sur la voie publique, surtout que de nombreuses communes abritent des marchés couverts non exploités, dont une vingtaine réalisée ces dernières années. Les services de la tutelle ont, d’ailleurs, demandé aux communes de prendre les mesures nécessaires afin que les locaux commerciaux aménagés dans les marchés couverts de proximité soient occupés par leurs attributaires.
Selon les donnés des services concernés, pas moins de 23 marchés de proximité couverts ont été réalisés en coordination avec les APC de la wilaya d’Oran. Ces derniers ne sont toujours pas opérationnels.
Rayen H

La pollution et le rétrécissement du plan d’eau des lacs en sont la cause essentielle
La «destination Oran» boudée par les oiseaux migrateurs
L’opération hivernale du comptage des oiseaux migrateurs en cours en ce moment sous l’égide de la Conservation des forêts de la wilaya d’Oran, au niveau des zones humides de la wilaya d’Oran et du Commissariat national du littoral, aura permis malheureusement, de noter une diminution inquiétante du nombre de ces oiseaux venus d’Europe. Les raisons à l’origine de cet état de fait seraient liées, selon un représentant du CFWO au changement climatique en premier lieu et surtout à la pollution qui sévit au niveau des 10 dix lacs naturels dont dispose la wilaya d’Oran. Cela dit, le répertoriage d’arrière-saison entrepris jusque-là au niveau des zones humides Dayet El Bagra relevant de la commune El Kerma, Oum Ghlaz (Oued Tlélat) et le lac de Sidi Chahmi aurait dénombré une nette diminution du nombre des espèces d’oiseaux dont le nombre ne cesse de rétrécir d’année en année. C’est ainsi que les membres de la délégation constituée des gardes-forestiers, des délégués de l’association Chafi’Allah, de l’association des chasseurs, des étudiantes du département Biologique de l’université d’Oran se sont mis d’accord sur un mode comptage qui énumère la présence de nombreuses espèces d’oiseaux, dont les canards Souchet et Tadorne de Belon, le Grèbe à queue noire, l’Echasse blanche, la Spatule blanche, le Goéland Leucophé, le Flamant rose et enfin la grande Aigrette, dont le nombre varie d’une espèce à une autre. Par ailleurs, il convient de souligner, que durant notre présence avec agents chargés de cette opération au niveau du lac Oum Ghlaz, à Oued Tlélat, nous avions constaté de visu l’agression caractérisée contre cette zone humide dont le plan d’eau a été séparé en deux par un monticule de remblai de terre et de restes de déchets de maçonnerie déposés dans les lieux d’une façon qui semble préméditée selon notre constat, et ce, afin d’assécher le côté est dudit lac qui est a sec en ce moment de l’année, traditionnellement marquée par de fortes précipitations. Conséquence: une diminution visible de la surface humide générant un surpeuplement de poissons dans une surface réduite. Cette situation serait en plus de la pollution par le déversement en grandes quantités de produits toxiques dans les eaux de la zone humide serait, à en croire notre source, les causes essentielles de la réduction notable du nombre d’oiseaux dans cette zone humide qui préfèrent aller ailleurs dans des lacs plus propres au sud du pays notamment.
Aribi Mokhtar