Hai-Es-Sabah
Saisie de près de 6 quintaux de viande avariée
Malgré les multiples « descentes » ciblant les commerçants véreux dont les pratiques mettent en péril la santé des citoyens et les saisies, opérées ces derniers mois par la DCP et les services de sécurité, certains commerçants sans scrupule, continuent d’écouler des produits alimentaires avariés au détriment de la santé du consommateur. Ainsi, dans le cadre de la lutte contre ces pratiques, la commission de la santé, de l’hygiène et de la protection du consommateur de la commune de Bir El Djir, en collaboration avec la police a saisi, avant-hier, près de 600 kilos de viande, rouge et blanche et des abats impropres à la consommation. La saisie a été effectuée lors d’une opération de contrôle d’une boucherie au à hai Es-Sabah, indique-t-on de bonne source. Les sorties effectuées par les éléments de la Sureté de wilaya et des agents de la commission d’hygiène et de la santé de la commune, ainsi que des membres de l'association de protection du consommateurs et des services vétérinaires, ont permis de découvrir une grande quantité de viande avariée stockés dans des conditions lamentables, marquées surtout par absence des mesures élémentaires d’hygiène, a-t-on fait savoir de même source. A l’issue de l’opération, des mesures administratives et judiciaires ont été prises à l’encontre des contrevenants, alors que la marchandise a été transférée au parc zoologique d’Oran. Les viandes blanches et rouges sont classées en deuxième position en ce qui concerne les causes des intoxications alimentaires. Néanmoins, en dépit de ce risque, certaines pratiques, pourtant interdites, semblent avoir la peau dure. La commission a lancé un appel à tous les citoyens pour dénoncer et signaler tous les abus et les dépassements qui peuvent nuire à la santé du consommateur. Les associations et la société civile sont aussi appelées à adhérer aux campagnes de sensibilisation. Ziad M

Les séances sont tarifées à plus de 5.000 Dinars
Les cours de soutien en vogue
En cette période de préparation des examens de fin d’année, les élèves sont préoccupés par la révision et le rattrapage des cours. De leur côté, aux parents voient la pression monter d’un cran, eux qui sont aussi stressés que leurs enfants. Si pour les élèves du cycle primaire, le passage au palier moyen se fera, dès cette année, sans épreuves du 5e, les candidats aux examens du BEM et du BAC sont, ces jours-ci, en pleine préparation. Pour être sûrs que leurs protégés sont fin prêts pour l’examen, les parents d'élèves optent généralement pour les cours de soutien, devenus très en vogue ces dernières années et, surtout, très lucratif pour les enseignants qui les assurent. Certains optent pour la révision accélérée, avec les cours prodigués par les enseignants dans leurs propres domiciles ou carrément dans les écoles privées qui assurent des stages fermés en accéléré. Depuis déjà plusieurs semaines, ces écoles font le plein et les parents déboursent des sommes importantes pour mettre tous les atouts du côté de leurs enfants en vue de décrocher le fameux sésame et passer le cap du CEM, pour les candidats du BEM ou du lycée pour les candidats du Baccalauréat. Des affiches dans les lieux publics ou des publicités sur les réseaux sociaux sont très en vue ces dernières semaines. Le coût des séances varie d’une matière à une autre.
Les matières scientifiques à l’instar des mathématiques, de la physique et des sciences sont les plus demandées, en raison de leur importance dans le calcul de la moyenne générale. D’ailleurs, l’engouement est tel, que les prix ont connu une hausse sensible, cette année. En effet, les frais de quatre cours (mensuel) particuliers varient entre 8000 et 12 000 dinars, selon certains parents d’élèves. Après la saignée des frais relatifs au mois sacré et la fête de l’Aïd, notamment cette année, les familles sont confrontées à plus de dépenses pour aider leurs enfants à bien se préparer pour les examens de fin d’année. A ce propos ,un parent d’élève dira: «ma fille passera son Bac cette année, et on dirait que c’est moi qui vais le passer, tellement je suis inquiet. Pour être prête le jour «J» elle suit des cours de soutien depuis l’été dernier bien avant le début de l’année scolaire, un rythme éprouvant pour elle physiquement, et pour moi financièrement, mais c’est de mon devoir de mettre tous les moyens en sa faveur, pour qu’elle puisse décrocher son Bac dès la première fois». Selon la direction de l'Education, tout est fin prêt pour le déroulement de ces examens de fin d’année dans des conditions idéales, après les deux dernières années où le pays traversait une période difficile causée par la propagation de la pandémie de Covid-19.
J.M