Projets LPA et LSP à Arzew
Les postulants dans le désarroi
Les 120 familles postulantes à un programme de logements sociaux participatifs (LSP), localisés dans le périmètre urbain de la cité Ahmed Zabana à Arzew, lancent pour la énième fois leur cri de détresse en direction du wali d’Oran, espérant que le chef de l’exécutif prenne sérieusement en considération leurs doléances qui se focalisent uniquement sur le devenir de leur projet immobilier 120 logements de type LSP. Le projet ayant été abandonné par l’entreprise privée en charge de ce chantier immobilier depuis l’année 2004, année du début de travaux, signale-ton. Ce chantier, disent les postulants est devenu une gangrène à l’intérieur même du tissu urbain de la cité Ahmed Zabana, puisque les travaux sont arrêtés depuis belle lurette à hauteur de 30% seulement et la plupart des immeubles sont dans un état carcasse seulement, sauf pour les 20 logements qui ont été habités par les premiers postulants de la liste, qu’ils ont consenti à occuper malgré leur état de délabrement. Ces 20 familles, ont souffert le martyre pour rendre leurs appartements habitables en ne souciant guère de l’état de chantier de leur édifice et ce pour des raisons sociales qui les ont poussé à agir ainsi.
Contrairement aux 100 autres postulants qui ne peuvent pas agir de la sorte, car leurs immeubles sont dans un état de carcasse avec des piliers et des dalles, c’est tout. Ce retard de livraison de leurs logements de 15 ans, fait plonger ces participants qui ont cru à la formule LSP et aux engagements du promoteur privé, dans le désarroi total.
Ces derniers révèlent que toutes les démarches qu’ils ont entreprises pour faire redémarrer ce chantier sont restées sans effets palpables.
Selon leurs dires, ni le promoteur ne semble en mesure de reprendre les travaux et terminer l’ouvrage dans un avenir proche, ni la direction du Logement (DL) ne semble décidée à prendre le taureau par les cornes pour débloquer définitivement la situation. Nos interlocuteurs, appellent les pouvoirs publics à «convertir» ce projet en une autre formule immobilière LPA par exemple. Dans un autre volet, les postulants du programme immobilier 380 logements participatifs aidés LPA à El Mohgoun, accusent l’Agence foncière d’Oran en qualité de promoteur de leur projet pour son retard de livraison de leurs logements estimés par nos sources à 7 années d’atermoiement et de lenteur. Les mêmes bénéficiaires qui attendent toujours de jouir de leurs logements, révèlent leur projet immobilier est conçu en trois lots différents (110, 175 et 95 logements), dont deux accusent un grand retard. Il s’agit, notamment des lots 110 et 175 logements qui battent de l’aile. En effet, les 110 logements sont finis et leurs travaux de VRD sont à hauteur de 90%, auquel il faudra ajouter le bitume et l’installation des compteurs d’eau, d’électricité et du gaz. Quand au second lot de 175 logements, les travaux sont mis en veilleuse à hauteur de 65%. Reste un grand travail, notamment, le VRD, le bitumage, qui sont au point mort depuis avril 2019 à nos jours. Un seul bon point pour l’Agence foncière, c’est d’avoir terminé et livré le troisième lot de 95 logements LPA à ses bénéficiaires.
Le wali d’Oran, trouvera-t-il une solution à ces malheureux administrés?
Aribi Mokhtar.

Zones humides
La présence d’oiseaux protégés à Dhayat Oum Ghellaz est un bon signe
La présence d’oiseaux d’eau migrateurs à Dhayat Oum Ghellaz dans la commune de Oued Tlélat est perçu comme étant «un bon signe» sur le plan écologique dans cette zone humide où a été déploré, l’été dernier, la mort d’une grande quantité de poissons, a-t-on appris lundi auprès de la Conservation des forêts.
Lors de l’inventaire annuel d’hiver, il a été constaté le retour d’oiseaux migrateurs dans la zone d’Oum Ghellaz, ce qui signifie qu’il s’agit-là d’un «bon indicateur écologique», a souligné le chargé de l’opération au niveau de la Conservation, Mohamed Chami. La présence de variétés d’oiseaux migrateurs protégés, tels que le flamant rose, l’échassier blanc et le grand cormoran, entre autres mangeurs de poissons, augure d’ «un bon signe» sur le plan écologique dans cette zone humide, a souligné M. Chami, affirmant que «tant qu’il y a ces êtres vivants, il y a de la vie dans ce plan d’eau, nonobstant la couleur claire de l’eau et l’absence de mauvaise odeur, en attendant la saison estivale prochaine». Pour rappel, les analyses entreprises suite à la mort de poissons ont révélé une diminution du taux d’oxygène dans ce plan d’eau, dont le débit a augmenté provoquant un mélange avec du sable et une suffocation des poissons. D’importance nationale, Dhayat Oum Ghellaz, située à l’est d’Oran, s’étend sur une superficie de 300 hectares.
Le dénombrement annuel en période d’hiver des oiseaux d’eau migrateurs, lancé par la Conservation des forêts d’Oran le 12 janvier, se poursuivra jusqu’au 31 du même mois au niveau de huit (8) zones humides d’Oran, dont quatre plans d’eau protégés classés dans le cadre de la convention internationale «Ramsar», que sont «La grande Sebkha, «la Mactaa», «les Salines d’Arzew», «le lac Telamine, et d’autres d’importance nationale.

 

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