Le phénomène de la «harga» prend des proportions alarmantes
Les Garde-côtes face à des réseaux mafieux
En plus des harragas, les services de sécurité et les Garde-
côtes mènent une lutte sans merci contre les passeurs, dont l’activité aurait pris des proportions alarmantes, passant de la traversée clandestine au trafic de drogue et d’armes qui traversent désormais la Méditerranée dans les deux directions. Les dernières arrestations effectuées par les différents corps de sécurité ont prouvé que ces passeurs sont en réalité des réseaux mafieux qui profitent de la demande constatée chez les jeunes pour engranger le plus d’argent.
Dans plusieurs courses-poursuites, les Garde-côtes ont fait face à des hommes armés et ont pu découvrir de grandes quantités de drogues et de psychotropes à bord des embarcations utilisés qui sont de plus en plus sophistiquées. Les services de sécurité mènent donc une lutte contre des groupes organisés, ce qui impose une grande vigilance dans la lutte contre le phénomène de l’émigration clandestine qui n’est pas près de s’estomper. Le démantèlement de ces réseaux serait un véritable coup dur pour les harragas qui n’ont pas baissé les bras cumulant ainsi les tentatives d’émigration clandestine vers les côtes de la péninsule ibérique.
Les Garde-côtes et les services de sécurité redoublent d’efforts afin de venir à bout de ce phénomène qui a pris dangereusement de l’ampleur ces dernières années. Les harragas récidivent, voulant à tout prix passer de l’autre côté de la Méditerranée, malgré les mesures adoptées et mises en œuvre par l’Etat, imposant une amende et une peine de prison pour chaque individu intercepté au large. D’autres mesures ont été également lancées afin de donner la possibilité aux jeunes tentés par l’aventure d’émigration clandestine, de pouvoir bénéficier des projets et de nombreuses facilitations devant leur permettre de travailler dans leur pays, puisque le chômage serait la première cause de ce phénomène, même si pour prendre une place dans un « boté » en direction de l’Europe il faut débourser au minimum 8 millions de centimes. Selon une étude réalisée par le centre de recherches anthropologiques (CRASC) d’Oran, 36% des harragas sont des universitaires et des diplômés, mais qui veulent quand même quitter leur pays de la sorte. Un phénomène qui a fait les beaux jours de certains « passeurs» qui ont investi dans ce créneau avec des opérations bien organisées avec une collecte de l’argent. Eux, ils sont toujours gagnants, peu importe si le « Boté» serait intercepté ou pas, puisqu’ils ont déjà raflé la mise.
J.M

La lutte contre le squat des plages se poursuit
Des camps de toile démantelés à El Mactaâ et Madagh
Pas moins de 335 chaises, 86 tables en plastique et 86 parasols installés illégalement par des « plagistes » autoproclamés sur la grande plage d’El Mactaâ, à proximité de Mers El Hadjadj ont été saisis, le week-end dernier, par les éléments de la brigade de la Gendarmerie nationale.
A l’instar des 33 plages autorisées à la baignade dans la wilaya d’Oran, cette station balnéaire située à l’Est de la corniche est le sanctuaire des plagistes illégaux des plages venus en masses profiter de l’aubaine, et de l’incrédulité des familles, pour exploiter illégalement les parkings et les plages. Les gendarmes ont, depuis le début de la saison estivale, saisi des centaines de chaises, de parasols et de tables, que jeunes ,majoritairement issus de la petite et souvent de la « grande » délinquance louaient à des prix élevés aux nombreux estivants. Ces cas ont été relevés à Bousfer, Marsat El Hadjadj et El Ançor, à la plage des Andalouses, ainsi qu’à Madagh. Dans cet ordre d’idées, au niveau de Marsat El Hadjadj, l’opération a été menée au niveau des plages d’El Mactaâ où les gendarmes ont saisi 144 chaises, 30 tables et 11 parasols que des individus avaient installés dans le but de les louer. Toujours à Marsat El Hadjadjj et à la grande plage. L’opération a donné lieu à la saisie de 63 parasols, 53 tables et 182 chaises. A Madagh, les gendarmes ont aussi saisi toute une logistique de 5 camps de toiles, des chaises et des tables.  Le ministre de l’Intérieur avait instruit les walis pour garantir l’accès gratuit aux plages et combattre ce phénomène qui continue à pénaliser plusieurs familles. Il est à rappeler que les gendarmes ont arrêté, samedi dernier, quatre personnes pour exploitation illégale de parkings et de plages. Ils ont arrêté, aux Andalouses, trois jeunes qui avaient squatté un tronçon de route pour l’utiliser comme parking. Au niveau de la plage de Coralès, les gendarmes ont saisi des tables et des parasols dont le propriétaire n’avait pas d’autorisation. De nombreux estivants et touristes ont dénoncé ces dépassements et ces pratiques illicites. Une directive émanant du ministère de l’Intérieur avait gelé il y a plus de deux ans la concession, imposant la gratuité de l’accès aux plages. Notons que ces descentes se poursuivront jusqu’à la fin de la saison estivale. Il y a quelques jours, une opération similaire avait ciblé la plage des Andalouses et a permis de saisir 53 chaises, 18 tables et 6 parasols installés illicitement en vue de leur location.
Rayen H