Ravalement des façades d’immeubles
A quand le tour des autres cités ?
La vaste opération de ravalement des façades entamée il y a une année, n’a toujours pas été relancée par les responsables de la direction locale du logement ainsi que l’office de promotion et de gestion immobilière (OPGI). Cette initiative qui a été accueillie avec beaucoup de joie par les Oranais a conféré un look plus avenant et plus coloré aux vieilles cités de la capitale de l’Ouest. Toutefois, depuis quelques mois, l’opération a été mise en berne laissant les résidents des autres groupements d’habitation sur leur faim, eux qui croyaient que cette action allait être généralisée à l’ensemble des cités. En effet, dans certaines cités très exposées, comme USTO à Bir El Djir, le coup de lifting a touché uniquement les immeubles longeant le tracé du Tramway, alors que ceux situés au cœur de l’ensemble immobilier ont été abandonnés à leur triste sort. La cité El Yasmine, notamment dans la partie donnant accès au 4e boulevard périphérique, dont les façades d’immeubles ont été ravalées offre aujourd’hui, belle image que des cités voisines devraient également l’avoir, mais vraisemblablement, c’est une stratégie de «trompe-l’œil» prônée par les initiateurs de cette opération. Le contraste entre les cités prises en charge et celles qui n’ont pas été touchées par cette opération est flagrant, contrairement à ce que pensaient les initiateurs de ce projet. Des habitants sont restés sur un goût d’inachevé en voyant que le projet s’est arrêté, ils espèrent tout de même que c’est juste une halte avant que les travaux soient relancés à nouveau. Il faut dire que les habitants de ces cités populaires ont une grande responsabilité sur l’état des immeubles, à cause de leur incivisme et du manque de leur implication dans la préservation de leur cadre de vie. Car l’opération de ravalement des façades ne sera pas utile, si les mêmes pratiques sont toujours constatées. Des voix suggèrent de revenir à l’ancien système du syndic des immeubles, qui collectait les charges mensuelles, pour disposer d’un fonds et d’entretenir les parties communes des bâtiments. L’état des cités est attristant, notamment celles qui ne sont pas concernées par des opérations d’entretien, car situées loin des regards. C’est d’ailleurs dans ces cités abandonnées que les cas des effondrements partiels sont enregistrés. Les habitants interpellent les responsables de l’OPGI afin de généraliser ces opérations à toutes les cités qui ont besoin de restauration, et de ne pas choisir les cités stratégiquement situées.
Mohamed B.

Le CTS présente une demande officielle pour l’acquisition
d’un nouveau camion de collecte
La sécurité transfusionnelle des patients est mise en jeu au CHU
Le don du sang est en baisse sensible à Oran, avec les pannes successives du camion de collecte de sang du centre de transfusion sanguine (CTS) du CHU d’Oran. Etant en panne depuis deux (02) ans, le dernier bilan de campagne confirme cette diminution en matière de don de sang.
Face à cela, le CTS d’Oran a présenté une demande officielle aux pouvoirs public de doter l’hôpital Benzerdjeb d’un nouveau camion de collecte afin de pouvoir poursuivre les campagnes de collecte de sang et de palier le déficit qu’enregistre la wilaya en la matière. La situation vécue actuellement a aggravé la situation des patients en attente d’une opération chirurgicale urgente, qui ne peuvent être différées.
Il est impératif aux autorités locales de se pencher sur cette problématique et de soutenir les campagnes de sang qui sont d’un apport considérable pour l’autorité sanitaire à Oran. Il y a un grand nombre de donneurs, qui hésitent à se rendre à l’hôpital pour faire un don.
Le pire est que ce camion est le seul au niveau du CHU Oran dédié aux opérations de dons de sang externes, tel que les mosquées et les espaces urbains recevant du public, et ce, à l’instar de la première phase pandémique de Coronavirus, où la population contaminée avait sérieusement besoin de dons de sang. Amine Rebouha, chargé de la communication au CHU d’Oran a expliqué que ce vieux matériel n’est plus opérationnel et qu’il faut à tout prix doter l’hôpital Benzerdjeb d’un nouveau camion. Les opérations de collectes sont par voie de conséquent reportées, ce qui pourrait donner lieu au report des interventions chirurgicales. Comment pouvoir fidéliser tous ces donneurs de sang afin d’assurer les besoins des malades qui sont en constante augmentation? Tous les événements organisés tout au long de l’année au niveau national par le centre de transfusion sanguine permettent également la prise de conscience de l’importance de ce camion pour les dons de sang, ainsi que les malades.
Cet équipement a longtemps été providentiel et a permis de garantir la sécurité transfusionnelle des patients nécessitant des transfusions sanguines.
Rayen H