Association écologique marine «Barbarous»
Acquisition d’un voilier dédié aux activités pédagogiques et scientifiques
L’association écologique marine oranaise, «Barbarous», a récemment acquis un voilier d’une capacité de 20 places. Il sera dédié aux activités pédagogiques et scientifiques en mer, selon le secrétaire général de l’association. Baptisé «Barbarous El Mansourah», ce voilier de 12 mètres, actuellement en phase de rénovation, renforcera les moyens logistiques de l’association, et ouvrira des opportunités en matières d’activités pédagogiques et scientifiques en mer, jusque-là difficiles à organiser, a souligné M. Amine Chakouri. L’association, déjà versée dans la sensibilisation sur l’écologie marine, auprès des écoliers, et conventionnée avec l’université d’Oran, l’accompagne dans les différentes activités scientifiques, s’est félicitée de cette acquisition, qui lui permettra de diversifier son programme d’activités.
Les membres de l’association suivent actuellement une formation, pour conduire ce bateau, assurée par un professionnel spécialisé dans la voile, et les travaux de rénovation ont atteint un taux de 70%, précise-t-on de même source. «Nous tentons d’aménager ce voilier, de façon à pouvoir accueillir les passagers, les enfants notamment, dans de bonnes conditions, et selon les normes requises de sécurité», rappelant que le voilier a été acquis grâce à plusieurs donateurs et sponsors, dont l’APW d’Oran. Le voilier, construit à Oran, dans un chantier naval local (3S) en l’an 2000, sera également mis à la disposition des autorités locales, pour les activités en mer, organisées dans le cadre des Jeux méditerranéens 2022.

Mers El Hadjadj
Pour empêcher la «Harga» vers la rive Nord de la Méditerranée
Les autorités locales ferment les accès au petit port
Dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine, les responsables locaux de Mers El Hadjadj (ex- Port aux poules), dans la daïra de Bethioua, ont procédé en fin de semaine, à la fermeture de tous les accès menant au petit port de cette localité côtière. Le site est considéré comme un lieu privilégié des candidats à l’émigration clandestine qui en ont fait un lieu d’accostage de leurs embarcations de fortune.
Des canots ou bateaux de petite dimension ramenés d’autres régions côtières, sont en effet utilisés à des fins de «harga», vers la rive Nord de la Méditerranée. En obstruant l’accès de ce petit port, les services de la commune, qui ont érigé des barrières et autres blocs de pierres, ont ainsi fermé toutes les issues menant à ce port, afin de décourager les passeurs, qui utilisent cet endroit comme point d’embarquement clandestin vers les côtes espagnoles.
Il convient de souligner, que le phénomène de la « harga » a pris, ces dernières semaines ,des proportions de plus en plus alarmantes et dramatiques. Plusieurs régions du pays, dont la wilaya d’Oran, ont été fortement endeuillées par l’illusion de cet «Eldorado d’outre-mer mer».
Or et de façon incompréhensible, les disparitions répétées en mer n’ont jamais dissuadé les jeunes à tenter cette aventure. Au contraire, les tentatives d’embarquement clandestin se sont accentuées, ces dernières semaines, avec le beau temps qui règne sur la Méditerranée et l’occupation des services de sécurité à d’autres taches (accès aux plages et mise en œuvre du dispositif de lutte contre le Covid-19. Il y a lieu de souligner, que les services compétents ont répertorié toutes les embarcations de pêche du port de Mers El Hadjadj. D’une part, les propriétaires de la flottille de pêche locale ont été avisés des mesures d’interdiction de ballades plaisancières en mer et les stations-services sommées de ne plus vendre l’essence dans les bidons, sauf présentation d’un sauf-conduit, et ce, dans le but d’empêcher les organisateurs des tentatives d’émigration clandestines de s’approvisionner en combustible. Ces mesures freineront-t-elles l’escalade de la «harga» ?
Aribi Mokhtar

 

tarif