A cause du laxisme des responsables du secteur urbain
El Barki renoue avec la saleté
Les habitants d’El Barki croyaient naïvement qu’avec le découpage qui a promu leur antenne communale au rang de secteur urbain, leurs problèmes allaient être réglés.
Malgré ce nouveau découpage, l’espoir n’était que chimère et le quartier a renoué avec la saleté et les ordures comme au bon vieux temps.
Pour l’anecdote, à la veille de l’examen du BEM, le quartier avait bénéficié d’une vaste opération d’embellissement. Les arbres qui bordent l’avenue principale ou se trouve le CEM Ouachem, ont été élagués , les murs de clotures des cités qui longent le CW 33 et les bordures de trottoirs ont été badigeonnées.
C’était le branle bas de combat pour impressionner M. le wali et la délégation qui l’accompagnait venue pour présider la cérémonie officielle de lancement des épreuves du BEM.
Sitôt la délégation repartie, le quartier a renoué avec son ancienne image faite de poubelles qui débordent d‘ordures, de rues pleines de détritus et de poussière qui envahissent l’air à cause des travaux actuellement en cours sur l’avenue principale. L’étonnant dans cette situation est que les citoyens qui ont sollicité les responsables du secteur pour trouver une solution au problème du ramassage des ordures ont reçu une réponse des plus provocatrices : « on ne peut rien faire pour vous, nous n’avons pas de moyens ». Une réponse sèche et qui peut être assimilée à une fuite des responsabilités.
Les camions à bennes tasseuses qui passent par le quartier refusent de procéder au ramassage au motif qu’ils ne sont pas affectés dans ce secteur.
C’est à n’y rien comprendre car, il ne faut pas être responsable du secteur pour constater que le quartier est en train de renouer petit à petit avec l’image de lieux sales.
A titre d’exemple, la cité des 38 logements Cnep commence à voir les ordures s’amonceler dans sa cour. « ça fait plus de dix jours que le camion de ramassage des ordures n’est pas passé, dira un habitant qui affirme avoir sollicité, en vain, les responsables du secteur. Les habitants souhaitent l’intervention du wali, car leurs nombreuses tentatives de faire bouger ceux qui ont la charge de veiller à leur bien être, ne semblent pas s’en soucier et donnent l’impression de gérer leur mandat sans penser à assumer leurs responsabilités de gestionnaires d’une partie de la ville d’Oran.
N B

 

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