Cela se passe au 53 rue Sehli Houari (El Makkari)
Les baraques poussent comme des champignons dans la cour de la cité
Ceux parmi les responsables de la commune d’Oran, qui pensent que les constructions illicites ne se trouvent que dans les agglomérations qui ceinturent la ville d’Oran, se trompent. Et pour cause: même dans les cours de certains immeubles de la ville, les constructions illicites prennent de l’ampleur  en toute impunité, et ce,  au vu et au su de tous.
En effet, dans les cours de certaines cités  de la ville d’Oran, les constructions illicites fleurissent et les courtiers véreux se remplissent les poches en toute insouciance. Cela est, notamment, le cas de la cour de l’immeuble dit CIA, sis au 53 rue Sehli Houari (ex- Robespierre) à El Makkari où les travaux de construction de baraques de fortune se réalisent pendant la nuit et pendant les weekends et gare à celui qui ose s’y opposer car il risque de recevoir insultes et menaces. Cette cour, ont affirmé des habitants, appartient à l’OPGI. « L’OPGI avait des bureaux ici, ils ont été squattés et, maintenant certains individus sont en train de la morceler en lots de terrain à bâtir qu’ils vendent à des prix variant entre soixante et cent millions de centimes le lot. Les responsables ne semblent pas s’inquiéter de cette malheureuse situation, c’est l’anarchie», se plaignent les habitants de la cité qui craignent que les murs de ces constructions illicites n’aveuglent leurs fenêtres  et que, toute la surface de la cour soit couverte par des baraques. « Une cour au bas des immeubles est faite pour l’aération des appartements, non pas pour les constructions illicites. Où sont les responsables qui nous font croire qu’ils luttent contre ce phénomène, n’est ce pas de leur devoir d’intervenir pour mettre un terme à cette déplorable situation?», s’interrogent nos interlocuteurs qui interpellent le wali pour intervenir auprès des responsables concernés. « Nous sollicitons l’intervention du wali, parce que les responsables concernés n’agissent pas, sinon comment expliquer leur mutisme face à ces constructions illicites», s’interrogent ces habitants.
A.Bekhaitia 

 

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