Les habitants de la nouvelle cité des 1430 logements
de Belgaïd souffrent des plusieurs lacunes
Les travaux bâclés irritent les résidents
Des eaux usées qui débordent, des poteaux de l’éclairage public non installés et d’autres arrachés, des travaux d’aménagement des trottoirs à l’arrêt et des ordures à profusion, telle est la lamentable situation au niveau de la nouvelle cité des 1430 logements sociaux de Belgaïd, occupée par les locataires depuis trois ans seulement.
En effet au niveau de ce nouvel ensemble immobilier, les locataires se plaignent du débordement des eaux usées à partir d’une bouche d’égout située à la rue Chahid Yamine Abdelkader, et ce, depuis trois ans, c’est-à-dire depuis l’attribution des logements aux locataires. « Cela fait trois ans que ces eaux usées débordent de ce regard d’égout.
Elles inondaient entièrement la rue, actuellement elles se jettent dans le regard du réseau des eaux pluviales que nous avons été obligés d’ouvrir afin d’éviter l’inondation de la rue. Nous souffrons des mauvaises odeurs, de la prolifération des moustiques et des rats», ont affirmé des locataires avant d’ajouter : « à la suite de nos multiples réclamations, plusieurs responsables, y compris ceux de la SEOR, sont sortis à maintes reprises sur site sans pouvoir régler ce problème qui nous empoisonne la vie et qui représente un danger pour notre santé et pour celle de nos enfants». Nos sources nous ont par ailleurs précisé que la conduite d’évacuation des eaux usées est sous-dimensionnée.
Pour ce qui concerne l’absence de l’éclairage public dans la rue Chahid Yamine Abdelkader laquelle est située à l’extrémité de la cité, les locataires s’étonnent des poteaux couchés au sol et des fourreaux mis en place pour le passage des câbles depuis trois ans sans que les travaux de réalisation ne soient entrepris.
«Comme vous pouvez le constater, dans cette rue, seuls trois poteaux de l’éclairage public ont été installés mais ne sont pas opérationnels, les autres poteaux sont abandonnés au sol, alors que certains autres ont été volés par les récupérateurs de ferrailles. Les fourreaux sont installés, mais ils ne contiennent pas de câble, c’est l’abandon total. A l’inséreur de la cité, les poteaux existent mais l’éclairage public est défaillant», se plaignent nos interlocuteurs, qui nous ont accompagné à la route principale à double voie qui traverse la cité pour nous montrer le nombre important de poteaux de l’éclairage public qui sont tombés. « Comme vous pouvez le constater encore une fois, sur les deux trottoirs de cette double voie, au moins vingt poteaux de l’éclairage public sont tombés. Est-ce normal de voir des poteaux s’écrouler trois ans seulement après leur installation?», s’étonnent nos accompagnateurs.
De retour à la rue Chahid Yamine Abdelkader, les locataires s’interrogent sur les raisons qui ont amené l’entreprise chargée de la réalisation des travaux d’aménagement des trottoirs à poursuivre les travaux après avoir posé des pavés dans une partie des trottoirs. A ce propos ils ont notamment déclaré : « une fois que nous avions été relogés, les travaux ont été interrompus sans aucune explication. Ne méritons-nous pas un cadre de vie agréable?», se demandent ces pères de familles qui se plaignent aussi des propriétaires des villas du voisinage qui n’ont pas trouvé meilleurs endroits pour y déverser gravas et ordures ménagères que le trottoir situé en face des bâtiments de la cité.
A.Bekhaitia

 

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